Le rançongiciel Blackfield frappe la filiale taïwanaise de Nidec et réclame 2 millions de dollars
Le géant japonais des moteurs et de l'électronique Nidec a confirmé une attaque par rançongiciel contre sa filiale taïwanaise Nidec Chaun Choung Technology, après quoi le groupe Blackfield a revendiqué l'intrusion et exigé une rançon de 2 millions de dollars.
- Victime
- Nidec Corporation
Le 22 juin 2026, Nidec Corporation — le fabricant japonais, basé à Kyoto, de moteurs électriques et de composants électroniques destinés à l'automobile, à l'informatique et à l'industrie — a confirmé que sa filiale taïwanaise, Nidec Chaun Choung Technology (Nidec CCI), avait été victime d'une attaque par rançongiciel. L'entreprise a indiqué que l'incident avait endommagé une partie de l'infrastructure serveur de la filiale.
Une semaine plus tard, le 29 juin 2026, le groupe de rançongiciel Blackfield a publiquement revendiqué l'intrusion et inscrit Nidec sur son site d'extorsion. Le groupe réclame une rançon de 2 millions de dollars et a accordé à l'entreprise un délai de plus de 15 jours pour négocier, menaçant de publier ou de vendre les données volées en cas de refus.
Ce que revendiquent les attaquants
Blackfield affirme avoir exfiltré un important volume de données d'entreprise — évoqué comme plus de 2 To — englobant des dossiers d'employés ainsi que des documents financiers, d'achats, de ventes, de fabrication, informatiques, juridiques, de conformité et de projets. Le groupe a divulgué des listes de fichiers et des documents d'exemple afin de prouver le vol. Les médias ont souligné qu'ils ne pouvaient pas vérifier de façon indépendante l'authenticité ou l'ampleur des données revendiquées, et aucune fuite confirmée d'informations personnelles ou confidentielles n'avait été signalée au moment de la divulgation.
Impact et réponse
Nidec a confirmé des dommages opérationnels sur les serveurs de la filiale touchée, mais n'a pas publié de bilan détaillé de ce qui a éventuellement été dérobé. L'attaque survient à une période sensible pour l'entreprise, qui avait par ailleurs sollicité une prolongation du délai de dépôt de son rapport annuel sur les valeurs mobilières.
Pourquoi c'est important
L'incident rappelle que les filiales et unités régionales constituent un point d'entrée privilégié pour les groupes de rançongiciel visant les grandes multinationales : un pied dans une seule société d'exploitation taïwanaise devient un levier contre l'ensemble du groupe Nidec. Le schéma de double extorsion à l'œuvre — chiffrer ou perturber les serveurs tout en menaçant séparément de divulguer des documents d'entreprise exfiltrés — maintient la pression sur la victime, que des sauvegardes permettent ou non une restauration technique. Pour un industriel dont la valeur repose largement sur des conceptions propriétaires et des données de chaîne d'approvisionnement, la seule menace de divulguer des documents d'achats, de fabrication et de projets comporte un risque stratégique dépassant de loin la rançon immédiate.
Impact financier
Coûts déclarés en USD
Chronologie
Nidec confirme des dommages liés à un rançongiciel sur une partie de l'infrastructure serveur de sa filiale taïwanaise, Nidec Chaun Choung Technology.
Le groupe de rançongiciel Blackfield revendique publiquement l'attaque, exige 2 millions de dollars et menace de publier ou de vendre les données prétendument volées.
Sources
- bleepingcomputer.comhttps://www.bleepingcomputer.com/news/security/blackfield-ransomware-asks-nidec-corporation-for-2-million-ransom/
- dexpose.iohttps://www.dexpose.io/blackfield-ransomware-strikes-nidec-chaun-choung-technology-corporation/